Activité 2

La loi islamique (charia) ne s’oppose pas au principe multimillénaire de la rémunération de l’argent prêté, mais au caractère fixe et prédéterminé du taux d’intérêt (riba).En effet, la finance islamique considère que le fondement de la rémunération de l’argent placé est la rentabilité de l’actif ainsi financé et elle seule. Elle exclut par principe l’idée d’une rémunération fixe, déconnectée de la rentabilité de l’actif financé.

Les solutions proposées par les instruments financiers islamiques résident dans le partage du profit et dans la notion de travail, contrairement à celle du capital, comme source de revenu.

Ces principes tendent à instituer une relation équitable entre les droits de l’individu et ceux de la société en établissant l’harmonie, par l’élimination des intérêts contradictoires. La raison économique qui explique l’élimination de l’intérêt se base sur les valeurs de justice, de rendement, de stabilité et de croissance.

L’Islam condamne également toute spéculation (Gharar), tout pari sur l’avenir. Ainsi, les systèmes de vente à découvert, options, swaps, sont interdits dans un système financier islamique.

Le concept de partage équitable du risque entre l’apporteur de capital et l’entrepreneur est central dans les activités de finance islamiques.

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